Notre première nuit dehors : ce qu'on referait, ce qu'on ne referait plus
Trente kilomètres de la maison, un duvet trop léger et une nuit à compter les heures. Le récit honnête d'un premier bivouac raté — et utile.
Par Nico & Clem6 min de lecture
On avait tout lu. On avait la liste, les sacoches, la trace. Ce qu'on n'avait pas, c'est la moindre idée de ce que fait une nuit d'avril à 900 mètres d'altitude à un duvet donné pour 10 °C de confort.
Ce qui a marché
- Partir près de chez nous : à 4 h du matin, rentrer restait une option. C'est ce qui rend un premier bivouac supportable.
- Manger chaud. Le réchaud est le seul objet dont personne n'a regretté le poids.
- Monter le campement avant la nuit, une heure plus tôt que ce qui semblait nécessaire.
Ce qu'on ne referait plus
Faire confiance à une température de confort annoncée sans regarder la température limite. Dormir sans matelas isolant correct, en pensant que le sol d'avril serait tiède. Et surtout : emporter deux fois trop de vêtements que nous n'avons jamais sortis, pendant qu'il nous manquait un simple bonnet.
« On a passé la nuit à avoir froid en étant assis sur un sac plein d'affaires inutiles. C'est très formateur. »
Depuis, on teste chaque nouveau couchage à moins d'une heure de la maison avant de l'emmener loin. Ça n'a rien d'héroïque, mais ça évite exactement ce genre de nuit.
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