Transformer un VTT de tous les jours en machine à bikepacking
Pas besoin d'un vélo neuf. En quatre soirées de garage, un VTT ordinaire encaisse une semaine d'autonomie — voilà l'ordre dans lequel on s'y prend.
Par Nico7 min de lecture
La question qui revient le plus souvent en commentaire : « est-ce que mon vélo peut faire ça ? ». Presque toujours oui. Un VTT correct, entretenu, avec des pneus en bon état, part en bikepacking. Ce qui change, c'est l'ordre dans lequel on investit.
1. Les points de fixation avant tout le reste
Avant d'acheter la moindre sacoche, on compte les inserts : sous le tube diagonal, sur la fourche, derrière la selle. C'est ce comptage qui décide de la répartition des bagages, pas l'inverse. Un cadre sans insert n'est pas éliminatoire, mais il faut alors accepter les colliers et un peu plus de bricolage.
- Deux inserts sur le tube diagonal : un porte-bidon, donc de l'eau accessible en roulant.
- Trois inserts sur chaque bras de fourche : la place des affaires lourdes et rarement ouvertes.
- Un cintre large et plat : le sac de guidon tient mieux qu'on ne le croit.
2. Le braquet, encore le braquet
Chargé, un vélo grimpe deux fois moins bien. Le développement qui passait tout juste à vide devient impossible avec quinze kilos. Notre règle : viser un rapport minimal autour de 0,7 tour de roue par tour de pédalier, quitte à changer une cassette et un dérailleur avant de changer quoi que ce soit d'autre.
« Le meilleur équipement de bikepacking, c'est un braquet qui permet encore de discuter dans les montées. »
Clem, dans la dernière rampe du Ventron
3. Les pneus, la seule pièce qui touche le sol
On roule en tubeless avec un préventif frais, systématiquement, et on emporte quand même une chambre. Une section large gonflée doucement fait plus pour le confort qu'une tige de selle suspendue, et coûte dix fois moins cher.
- Section
- 2,2 à 2,4 pouces en VTT chargé
- Pression
- 1,5 bar à l'avant, 1,7 à l'arrière (75 kg + bagages)
- Préventif
- 60 ml par pneu, renouvelé avant chaque départ
- Secours
- Une chambre, cinq mèches, une pompe qui monte à 4 bars
4. Le freinage et rien d'autre
Descendre un col chargé use les plaquettes bien plus vite qu'à vide. On les change avant le départ, même à moitié neuves, et on emporte la paire usagée en secours : elle ne pèse rien et elle a déjà fait ses preuves.
Le reste — les sacoches, l'éclairage, le couchage — vient après, et se teste sur une nuit à trente kilomètres de la maison avant de partir six jours. C'est ce qu'on raconte dans le retour d'expérience sur notre première nuit dehors.
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